« Une simulation grandeur nature d’un attentat a permis de tester l’organisation des secours au cœur du quartier d’affaires (…).


« Gare de La Défense, 3 heures du matin. Deux bombes chimiques explosent coup sur coup. Le bilan est lourd : quatre morts et huit blessés graves ainsi que des milliers d’occupants des tours pris de panique. L’opération Octopus débute. Il s’agit d’une simulation de crise majeure dans le premier quartier d’affaires d’Europe. Le scénario catastrophe, imaginé par la préfecture, va se dérouler encore pendant deux heures. L’explosion des engins chimiques provoque un mouvement de panique dans les couloirs de la gare. Les 200 figurants de l’exercice sont pris en charge par 160 pompiers, autant de secouristes de la Croix-Rouge, de la Protection civile et de l’Ordre de Malte. Une quarantaine de médecins du Samu soignent les blessés. Après l’alerte, des pompiers en tenue NRBC, protégeant des risques nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques, arrivent sur place. (…) »

Que faire alors si des milliers d’employés se retrouvaient en même temps sur le parvis? Comment les canaliser en bas des tours? Où les diriger rapidement et éviter des mouvements de foule meurtriers? « Le risque numéro un, c’est une panique massive. Nous devrons alors tout faire pour que l’affolement retombe, rassurer et canaliser les foules pour éviter de nouvelles victimes », insiste Gilles Chaumerliac, président de la Croix-Rouge 92. Le mois dernier, le préfet a activé un groupe de travail sur un plan global de sécurisation, qui rendra sa copie mi-2012. » (1)


Reportage effectué pour DefactoMag, le magazine des habitants de la défense et Citizen Press.


(1) Extrait d’un article du Parisien daté du 20/11/2011

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