Dans la nuit du 3 au 4 août 2008 une tornade de force 4 sur l’échelle améliorée de Fujita s’abat sur Hautmont. Sur son passage, qui suit un couloir étiré de Pont-sur-Sambre à Marpent, elle fait 3 morts, 18 blessés et laisse 700 familles sans toit dans cette commune, la plus touchée parmi Boussières sur Sambre et Maubeuge. Quatre mois après, alors que l’Etat a, depuis, classé cette tornade en catastrophe naturelle, cette ville du Nord-Pas-de-Calais de 16 000 habitants reste traumatisée. Soutenus au moment du drame et encore aujourd’hui par un élan de générosité et de solidarité nationales, les sinistrés vivent dans l’attente du retour. Même si certains, comme Louis, ne souhaitent pas rentrer dans leurs anciennes maisons. Le traumatisme est trop grand.

Il faudra attendre de longs mois avant que les fleurs ne repoussent dans les jardins. Et même si des échafaudages sont montés ici et là, que les ouvriers travaillent d’arrache-pied, portés par le sentiment de faire un chantier particulier, les longues procédures d’indemnisation, les discussions entre expert et assurance, mais aussi le manque de main d’œuvre, font que la zone ressemble encore à un champ de bataille.

En attendant que la vie reprenne son cours, tous les sinistrés ont été relogés, dans le parc public ou privé. La mairie a également mis à disposition 39 bungalows au sein même de la zone dévastée. Pour eux, comme pour d’autres moins touchés vivant toujours aux alentours des rues du Vélodrome, Fernand Rousselle, Armand Collet ou Pierre Curie, il faut dorénavant vivre, parmi les ombres des maisons en ruine, avec sous les yeux le rappel de ce qu’a été cette nuit de cauchemar.

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