Depuis la révolution Tunisienne et la chute de Ben Ali, quelques 25 000 tunisiens ont quitté leur pays pour rejoindre l’Europe. En débarquant sur l’île Italienne de Lampedusa, ils espéraient aller en France mais aussi en Allemagne en Belgique ou encore en Hollande, dans l’espoir de trouver une vie meilleure.

Mais l’Union européenne ne semble pas prête à les accueillir dans l’espace Schengen. Et même si l’Italie, en première ligne face à cette arrivée de migrants, délivre depuis le 15 avril 2011 des permis de séjour d’une validité de 6 mois dans la communauté européenne, environ 250 Tunisiens restent bloqués à quelques kilomètres de la France, à Vintimille.

Ce fameux « permesso », que les autorités délivrent au compte-gouttes – une centaine par jour- , n’est valable en France que 3 mois et doit surtout être accompagné d’un revenu de 61€ par jour ou 31€ si le demandeur peut justifier d’un hébergement. Condition drastique pour ces migrants qui n’ont pas grand-chose avec eux.

Tous, comme Rida, Lassaad, Nouri ou Béchir en provenance de Sfax, présent à Vintimille depuis deux mois, espèrent cependant pouvoir passer la frontière, avec ou sans le permis. Peu y parviennent. En attendant, ils tentent de survivre à la gare de Vintimille, dans un tunnel sur la plage ou avec l’aide de la Croix rouge Italienne.

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